Asoka Handagama

Né avec l’indépendance de Ceylan en 1947, l’encore jeune cinéma sri lankais a grandi sous l’influence du cinéma indien (hindou et tamil) dont il reproduit les conventions et les genres (principalement le mélodrame familial). Mais à l’ombre de la figure tutélaire de Lester James Peries, contemporain de Satyajit Ray, plusieurs générations de réalisateurs se sont succédées depuis pour créer un authentique cinéma d’auteur.

 

Représentant le plus respecté mais aussi le plus controversé de ce que l’on pourrait appeler la "3e génération", Asoka Handagama, né en 1962, avait commencé à se faire connaître à l’international, avec deux longs métrages sortis en France au début des années 2000 : "This is my Moon" et "Flying with one Wing". Ce mouvement de reconnaissance est brutalement stoppé en 2005 avec l’interdiction qui frappe, avant même d’avoir été vu, son 5e long métrage, "Akshraya" (rebaptisé depuis "Goodbye Mum"). "Celui qui revient" ("Ini Avan") marque, à l’instar du héros du film, le retour du cinéaste dont on était sans nouvelle depuis 8 ans.

 

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